Review By
Lachlan Gardiner

J’ai longtemps cherché la veste parfaite. Maintenant, pour que vous compreniez mieux ce que je veux dire, permettez-moi de clarifier les choses. J’ai toujours imaginé le Saint Graal des couches supérieures ainsi : Une veste imperméable, coupe-vent, vraiment (très) stretch, à la coupe dynamique et ajustée, qui passe bien en ville, mais qui joue bien son rôle en montagne.

Enfin, en partie parce que je vis dans une ville très humide, à Brisbane, en Australie, mais aussi parce que je pratique des activités qui nécessitent des efforts intenses, comme l’escalade, le vélo et la randonnée, j’ai besoin d’une veste respirante. Vraiment respirante.

Je ne sais pas si les Dieux ont finalement entendu mes prières ou si je n’étais simplement pas le seul à vouloir qu’une veste de ce type existe, mais la super équipe du design de Rab® a exaucé mon souhait.

La veste Kinetic Plus renferme une membrane de 3 couches hardshell qui joue le rôle de votre veste softshell monocouche favorite, avec la même matière et les mêmes effets. Comment, me direz-vous ? Honnêtement, je ne sais pas trop, mais ce que je sais c’est qu’au cœur de cette couche remarquable se trouve le nouveau tissu développé par Rab®, le Proflex™. Cette membrane ultra-sophistiquée Proflex™ est évidemment entourée, d’un côté, d’un tissu doux et stretch, et de l’autre, d’une couche tout aussi souple qui évacue bien l’humidité.

Le tout est bien cousu et lié pour créer un vêtement ajusté et non bouffant. Si vous aimez voir les chiffres, et soyons honnête, la plupart d’entre nous aiment cela, voici des statistiques qui parlent d’elles-mêmes : Le poids de cette veste est de 320 g (pour la taille M de la veste hommes). Sa résistance à l’eau mesurée par le test de la colonne d’eau s’élève à un bon 10 000 mm, mais ce que je retiens le plus c’est son niveau de respirabilité qui s’élève à 35 000 cm³/m²/24 heures. Sans entrer dans une comparaison directe, ces résultats dépassent largement ceux de la plupart des vestes hardshell du marché, à l’heure actuelle. La coupe est ajustée, ce qui est parfait pour moi (et mes 190 cm tout en hauteur), puisque je peux porter la Kinetic en taille L par-dessus ma couche de base et ma couche intermédiaire légère. La capuche est confortable et passe très bien sous mon casque d’escalade. Mais au-delà des chiffres et des aspects techniques : « Est-ce qu’elle est confortable ?: » Je crois pouvoir vous entendre vous demander cela.

Vous avez déjà dû le deviner, comme la description de ma veste idéale a pu vous l’indiquer : la veste Kinetic Plus est tout simplement un plaisir à porter. C’est la première fois que j’ai à ce point envie de porter une veste hardshell. La mienne est arrivée en août 2016, à la toute fin de notre hiver australien. Ce qui signifie, pour ceux qui ne connaissent que l’hémisphère Nord, que les journées sont fraîches avec des pics de chaleurs qui peuvent atteindre les 20°C et des chutes de températures (occasionnelles) à un chiffre.

Oui… Je sais ce que vous vous dîtes, ce n’est PAS un vrai hiver ! Dans tous les cas, c’est au moins le temps idéal pour pratiquer l’escalade sur rochers et la randonnée. La veste Kinetic m’a donc accompagné sur quelques randonnées dans le coin et protégé lors de journées fraîches et venteuses sur le rocher. Elle m’a accompagné quelques fois lors de sessions d’escalade en fissure et je n’ai jamais ressenti aucune surchauffe. Même la fois où je suis resté coincé beaucoup trop longtemps dans un endroit étroit et inquiétant… Je n’étais pas non plus inquiet, quant à la possibilité qu’elle finisse en lambeaux. Le tissu doux et stretch est assez solide pour résister aux frottements, mais la veste reste légère à porter et prend peu de place dans un sac.

En Octobre, je suis parti plus de six semaines au Népal pour faire de la randonnée et de l’alpinisme. J’ai beaucoup utilisé la veste Kinetic, surtout comme coupe-vent en hautes altitudes, mais aussi lors de mon acclimatation et de mon ascension d’Ama Dablam. Le temps était parfait durant tout le mois que nous avons passé dans le Khumbu, je n’ai donc pas encore eu l’occasion de la tester sous les pluies glacées de l’Himalaya. En hauteur, il faisait évidemment très froid et le vent soufflait occasionnellement, j’ai donc souvent porté la Kinetic sous une polaire lourde ou des couches isolantes synthétiques.

Malheureusement, lorsque j’ai retrouvé l’humidité de mon Australie, en plein milieu de l’été le plus chaud que l’on ait connu depuis l’époque des dinosaures : il n’a pas fallu attendre bien longtemps avant de devoir faire face à des pluies torrentielles. Et pour couronner le tout, j’ai pu vivre un tempête estivale assez peu fréquente, lors d’une session d’escalade non loin de la ville. Ce qui est la transition parfaite pour ma prochaine remarque : c’est vraiment une bonne veste d’alpinisme et de montagne, mais elle est également belle et vraiment agréable à porter. Tellement agréable à porter que je me suis souvent vu la porter pour aller boire un verre ou aller dîner dans un établissement local.

Le temps du début de l’année 2017 a vraiment été extraordinaire : d’abord à cause d’une tempête tropicale, qui a non seulement provoqué beaucoup de dégâts, mais aussi un déluge de pluie et des inondations. Par chance, ma maison et ses alentours ont été épargnés dans l’ensemble, mais je n’avais pas eu l’occasion avant cela de tester la veste Kinetic Plus lors d’épisodes de fortes pluies, en randonnée. Pour résumer, je l’adore. Évidemment, la couche supérieure de la veste prend l’eau plus rapidement que ne le ferait ma veste Latok Alpine et sa technologie imperméable eVent®, par exemple. Mais j’utilise cette veste depuis maintenant plus de six mois et les lavages répétés appelleraient presque à une nouvelle couche de DWR (pour la résistance à l’eau). Cela dit, l’eau n’a jamais traversé la couche externe. De plus, elle est si respirante que je ne me retrouve pas non plus mouillé par ma propre transpiration. Un problème que j’ai rencontré avec toutes les autres vestes hardshell, que j’ai portées au fil des années.

Par chance, malgré un automne tardif, le temps ici a finalement changé avec de nombreuses journées plus fraîches au final. Ces derniers jours, j’ai commencé une nouvelle saison d’escalade traditionnelle au rocher de Frog Buttress, non loin de chez moi. Une fois encore, j’ai pu me rendre compte du bonheur que c’était d’avoir une veste qui n’entrave pas les mouvements amples, qui protège du vent et si besoin, joue le rôle d’un très bon hardshell, lorsque la pluie arrive.

La veste Kinetic Plus a sans conteste gagné sa place dans la liste des choses que j’emporte partout et qui sont polyvalentes. Elle est presque toujours dans mon sac ou sur mon dos quand je quitte la maison et j’ai vraiment hâte de pouvoir la tester lors d’activités et dans des conditions climatiques diverses et variées, lors de mes prochaines aventures.

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Acheter la veste Kinetic Plus

Lachlan Gardiner has quickly established himself as one of Australia's leading adventure photographers with an eye, not just for action, but the human relationships and divergent cultures that make climbing and mountaineering expeditions such unique, rewarding experiences.