The first drop of our latest collection has landed – look out for further arrivals coming soon
Words By
Adam Butterworth

Le climat du Royaume-Uni peut parfois être quelque peu capricieux, dirons-nous. Comme le savent les grimpeurs britanniques, prévoir un séjour longtemps à l’avance, dans ce contexte, peut s’apparenter à un coup de poker. Il faut savoir être flexible pour ce qui est du choix de la destination ou assez fort pour pouvoir escalader des dévers très escarpés. Lorsqu’il a fallu organiser une séance photo pour la nouvelle gamme de vêtements Rab Rock, s’est posé le problème des aléas du climat. Par chance, la solution était toute trouvée : l’Espagne.

L’escalade sur rochers en Espagne est la solution de repli classique des grimpeurs britanniques, qui descendent régulièrement en Espagne durant l’été, à la recherche de rochers secs et de températures plus agréables. L’équipe de Rab en Espagne fait partie de notre famille depuis quelques années maintenant. L’Espagne prend de plus en plus conscience des designs uniques que nous proposons. C’était l’occasion rêvée pour les équipes de travailler ensemble et de mettre toutes les chances de leur côté pour avoir des conditions climatiques idéales pour la séance photo.

La séance a duré trois jours : nous avons atterri en Espagne le jeudi et fait une visite rapide de Madrid, y compris de ses murs d’escalade et de ses boutiques spécialisées dans l’outdoor. Le dîner était prévu à « l’heure espagnole », c’est-à-dire aux alentours de minuit, mais, après une longue journée de voyage et la journée du lendemain qui allait commencer tôt dans la matinée, nous étions tous couchés, bien avant cela.

Nous avons fait notre première escale à La Pedriza, une fameuse dalle d’escalade, juste à la sortie de Madrid. Les dômes de granite presque sans relief de cette zone nous ont servi de décor et je recommande vivement à tous ceux qui se rendent à Madrid de visiter ce parc. Une grande partie de l’équipe espagnole de Rab avait fait le déplacement : des athlètes, des employés, mais aussi des amis de la marque et des membres locaux du monde de l’escalade. Malgré les températures agréables qui rendaient l’escalade des dalles à friction techniques plus difficile que d’habitude, il y avait une bonne ambiance sur le rocher entre les grimpeurs britanniques et espagnols, qui s’assuraient mutuellement et partageaient quelques-unes des voies les plus longues. Les locaux ont rapidement pris Tom Randall au dépourvu avec un échauffement difficile dans une cheminée étroite, pendant que le photographe, David, était en train de placer ses cordes.

Nous avons pris une série de photos sur différentes voies et, comme le soleil qui tapait sur le rocher rendait l’escalade quasi impossible, nous avons décidé d’en rester là et de retourner au parking.

Notre destination des deux prochaines jours allait être les Galayos, une zone d’escalade alpine, située à quelques heures de Madrid. Après une longue randonnée à bonne vitesse, nous sommes arrivés au refugio, pour le coucher du soleil. Après un dîner rapide, toujours à « l’heure espagnole », nous sommes sortis du refuge avec nos sacs de couchage pour aller dormir à la belle étoile.

Je n’avais pas eu l’occasion d’admirer l’endroit dans lequel nous avions escaladé la veille au soir, puisque nous étions arrivés à la nuit tombée, mais le lendemain, au réveil, je me suis retrouvé face à la beauté de la ligne que formaient les sommets de la chaîne des Galayos. À l’image d’un dos de porc-épic, une série de sommets fins et bien dessinés, s’élèvent dans le paysage montagneux. À la fois proches mais indépendants les uns des autres, ils offrent la possibilité de grimper sur plusieurs sommets et, bien évidemment, l’embarras du choix pour ce qui est des prises de vues.

Nous nous sommes rapidement répartis par groupe pour l’ascension. Alors que l’équipe de la photographie installait une tyrolienne entre deux tours, nous nous sommes regroupés autour du « guide » papier du refuge : un classeur de topos dessinées à la main, comportant aussi des photos. Une fois les voies pour la journée choisies, nous sommes partis.

Que dire à propos de l’escalade aux Galayos ? Le meilleur compliment que je puisse faire à la zone, c’est que j’aimerais ne pas avoir à la dévoiler publiquement. Dans un monde idéal, je garderais l’endroit secret ! C’est comme si l’on avait pris un petit morceau des Alpes françaises et qu’on les avait déposées sur les montagnes espagnoles. Au fil de la journée et à mesure que nous enlevions les sommets de notre liste de sommets à grimper, au rythme des clics de l’objectif de David, nous réalisions à quel point cet endroit était spécial. L’escalade alpine n’est pas la première activité qui nous vient en tête, quand on pense à l’Espagne : c’est pour cette raison que la population locale était vraiment enthousiaste à l’idée de partager ce que son pays avait à offrir. Nombre d’entre eux avaient fait un trait sur leur week-end, et pas seulement pour partager leur corde, mais surtout pour aider à installer les câbles, à monter les portaledges et à transporter l’équipement depuis la vallée, durant la séance photo. C’était la parfaite représentation de l’esprit de communauté du monde de l’escalade que j’avais retrouvé où que j’aille dans le monde et que je pouvais facilement partager avec tout le monde aux Galayos, malgré mon Espagnol très limité.

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Adam Butterworth is Rab's Social Media Co-ordinator, but when he's not busy beavering away on Facebook or Instagram, he can be found at his local crag or running along his favourite trails.